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Le choix 2009
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Écoutez aussi Céline bonnier sur « Efficacité énergétique »
Écoutez aussi Aubert Pallascio sur «biomasse » et sur « Géothermie»
Écoutez aussi Sophie Cadieux sur « biogaz » et sur « panneaux solaires »
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Le choix 2009
En 2009, l’heure des choix a sonné au Québec comme dans le monde. Peut-on se permettre de détruire l’environnement sans envisager de solutions moins nuisibles? Quel est l’état des rivières du Québec? Est-ce que l’hydroélectricité est la manière la plus rentable de générer des revenus pour le Québec?
Il y a près de 5 500 digues et barrages au Québec
Répertoire des barrages du Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ)
Aménagements privés
Parc de production d’Hydro-Québec
Impacts inattendus : l’exemple de la contamination à l’aluminium
À la suite de la construction du barrage de Sainte-Marguerite, une contamination à l’aluminium dans le réservoir empêche la consommation de l’eau. Hydro-Québec doit donc distribuer de l’eau embouteillée à la population pendant la phase de remplissage du réservoir.
Les rivières reçoivent des quantités considérables de produits polluants
Pesticides (atrazine, métalachlore, cyanazine), phosphore, azote, purin de cochon, lisier, déchets industriels... Les polluants dépassent les normes gouvernementales dans plusieurs régions habitées du Québec. A cause du phosphore, les algues se multiplient dans les lacs et rivières. Les exemples abondent pour décrire cet état de fait.
Quelques exemples :
Déversement chez Ultramar
Contamination au trichloroéthylène (TCE)
Contamination au trichloroéthylène (TCE)
Rapports sur la pollution agricole industrielle
Synthèse des informations environnementales disponibles en matière agricole au Québec - Direction des politiques
du secteur agricole, Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (avril 2003).
avril 2003
Détermination d’objectifs relatifs à la réduction des charges d’azote, de phosphore et de matières en suspension dans les bassins versants prioritaires, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (août 2005). août 2005
Établir des critères de qualité de l’eau et des valeurs de référence pour le phosphore, selon les éco-régions, Direction du suivi de l’état de l’environnement, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (Mars 2006). Mars 2006
Hydro-Québec ne connaît toujours pas l’efficacité des frayères à saumon qu’elle aménage
La Romaine est une rivière à saumon. Dans cet extrait, le président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) demande à Hydro-Québec de lui expliquer l’efficacité des frayères à saumon qu’elle a aménagées. L’employé d’Hydro-Québec parle de plusieurs autres poissons puis admet que la Société d’état n’a pas fait d’études sur les frayères à saumon.
Écoutez l’extrait de l’audio original tel que pris sur le site Internet du BAPE, 30 octobre 2008
Qu’on le veuille ou non, l’ère des projets hydroélectriques à bon marché est révolue
Les centrales hydroélectriques des années 60, 70 et 80 sont une source de revenus considérables pour Hydro-Québec. Elles sont érigées sur les rivières avec de forts débits et de hautes chutes. Les meilleurs sites ont été aménagés en premier par Hydro-Québec ; ces centrales ne coûtent que 2 cents par kilowattheure (kWh) à exploiter. Hydro-Québec peut donc réaliser des profits considérables en nous vendant cette énergie à 7 cents ou en l’exportant. Par contre les nouveaux projets hydroélectriques sont 5 à 7 fois plus chers. Par exemple, le projet de 4 centrales et barrages sur la rivière Romaine coûtera 9,2 cents par kWh pour les centrales en plus des coûts de transport d’électricité représentant au minimum 1,5 cents par kWh additionnels. La facture finale est donc de 10,7 cents par kWh. En comparaison, en 2008, l’électricité exportée n’a été vendue qu’à 8,9 cents le kWh. Lorsque l’électricité ne coûte que 2 cents par kWh à produire et 1,5 cents de transport, l’entreprise est rentable mais lorsque les coûts de production dépassent les prix de vente, on ne parle plus de rentabilité, loin de là. Actuellement, le gouvernement américain se lance à fond dans les énergies vertes et ne reconnaît pas l’hydroélectricité comme telle.


